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Alors qu’il n’existe que très peu d’éco-quartiers en France, Freiburg en Allemagne en possède deux à elle seule : Vauban et
Rieselfeld. Nous avons eu la chance d’y vivre pendant trois jours, nous imprégnant de l’ambiance et rencontrant leurs
habitants, parmi lesquels Elsa et Geneviève. Elles sont toutes les deux membres d’une association qui organise des visites
auprès du grand public. |
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Nous profitons d’une pause dans notre programme de visite sur la terrasse ensoleillée d’un des restaurants du quartier Vauban. Les oiseaux chantent, pas un bruit de voitures, sommes nous vraiment en centre ville ? Entre deux cuillerées, Elsa, notre guide, nous raconte... lire la suite |
Grâce à Elsa et Geneviève, nous avons pu comprendre quelles convergences et quelles divergences existent entre Vauban et Rieselfeld... lire la suite |
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ZOOM : |
Une maison à énergie positive est une maison à très basse consommation
énergétique qui produit au cours d’une année plus d’énergie (renouvelable bien sûr !) qu’elle n’en consomme! lire la suite
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DYNAMIQUE : Promenade dans les éco-quartier de Freibourg
Nous profitons d’une pause dans notre programme de visite sur la terrasse ensoleillée d’un des restaurants du quartier Vauban. Les oiseaux chantent, pas un bruit de voitures, sommes nous vraiment en centre ville ? Entre deux cuillerées, Elsa, notre guide, nous raconte :
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«Dans les années 70, l'Allemagne voyait ses besoins en énergie croître avec la hausse du niveau de vie de ses habitants. Le Land du Bad Württemberg assistait au lancement du programme électronucléaire français et désirait construire sa propre centrale dans la région. Les viticulteurs, très nombreux ici, craignaient pour l'ombre qu'allaient produire les nuages de la centrale sur les vignes. Très vite des élus des petites villes, des étudiants, des écologistes allemands et français les ont rejoint dans cette lutte pour la défense de leur culture et de leur cadre de vie, qui a duré plus de 10 ans. Nous sommes dans une région d'entrepreneurs, chacun a cherché de son côté des solutions alternatives : particuliers, artisans, architectes...». |
Nous continuons notre visite. Il y a beaucoup de bâtiments dits à énergie positive, d’une architecture variée. La densité
d’habitation est plus élevée que dans le reste de la ville. Pourtant, on est environné de vert. Les nombreux jeux pour
enfants se dissimulent dans cette végétation luxuriante et les enfants sont sous la responsabilité de leurs parents. Pas de
clôtures et de simples fossés de collecte des eaux de pluie délimitent les parties privatives. Des passerelles relient les
bâtiments, limitant ainsi le nombre d’ascenseurs. Sur l’une d’elles, des étudiants ont créé une petite cafétéria. On habite
ici souvent par conviction et les habitants ont une véritable conscience écologique : c’est un choix de vie que d’habiter
Vauban.
L’après midi, nous suivons Geneviève qui nous emmène à Rieselfeld. De nombreux équipements ont été pensés pour animer le
quartier, dont une église œcuménique et des terrains de sports. Il est 18h00 et les jeunes en vacances organisent des
compétitions de beach volley pendant que les enfants jouent à cache-cache dans la gueule du dragon d’une des nombreuses aires
de jeux centrales… la vie grouille dans les éco-quartiers !
LUMIERE SUR Elsa et Geneviève, «guides de quartier »
Grâce à Elsa et Geneviève, nous avons pu comprendre quelles convergences et quelles divergences existent entre Vauban et Rieselfeld.
Elsa nous répond
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"En 1992, les militaires français quittent la caserne Vauban qu'ils occupent depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Les étudiants de la ville qui manquent alors cruellement de logements commencent à repérer les casernes qui vont se vider. Dès le départ de l'armée, les étudiants squattent les anciens appartements des soldats. Ils s'organisent et créent des groupes pour rénover les locaux. Ces squatts sont de vrais lieux de vie, autonomes, où s'organisent concerts, vie associative, etc. En 1993, la ville achète les terrains et les travaux commencent l'année suivante. C'est alors que se constitue le forum Vauban, une association d'habitants qui travaillera par la suite avec la mairie pour l'élaboration du projet. Les travaux sont en grande partie réalisés en autopromotion : des familles se rassemblent, choisissent un architecte et financent ensemble leur immeuble. Elles obtiennent ainsi des subventions et n'ont pas à payer les frais de promoteurs." |
En quoi Vauban est-il aujourd'hui un quartier hors du
commun?
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Le quartier s'étend sur 40 hectares et compte 2000 logements. C'est donc un quartier très dense. Pourtant nous sommes en
périphérie de la ville, juste à proximité de la forêt noire. On entend le chant des oiseaux ou les jeux des enfants, car de
nombreuses rues sont sans voiture, contrairement à Rieselfeld où l'auto est très présente.
Vauban se caractérise surtout par la performance énergétique de ces bâtiments. On a fait appel aux savoir-faire locaux, de
petites entreprises ou de grands instituts de recherche de la région pour développer ici l'énergie solaire, la récupération
des eaux de pluie, l'isolation des bâtiments... Ce quartier est la preuve qu'il est possible de consommer autrement, dans le
respect de l'environnement, sans revenir sur notre niveau de vie."
Geneviève nous répond
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"On manquait de logements dans les années 80, notamment pour les étudiants. En 1991 la ville prend la décision d'urbaniser une partie de cette zone, où depuis un siècle on épandait les eaux usées de la ville. Un plan d'urbanisme est dessiné en 1991, il impose aux bâtiments de faibles consommations d'énergie (65kwh/m²/an), une circulation automobile ralentie, des arrêts de tramway à moins de 500 mètres de chaque logement. Les premiers logements sont livrés en 1996 et 10 ans plus tard, le quartier vit avec ses 5000 logements et de nombreux équipements." |
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Contrairement à Vauban, c'est donc la ville qui est à
l'initiative de la construction du quartier...
"Oui, même si on retrouve ici aussi beaucoup d'autopromotion pour baisser les coûts de construction, mais la recherche de
performance énergétique est moins poussée qu'à Vauban. La ville a imposé dès le départ la construction de logements sociaux
et a embauché un travailleur social dès les premières constructions, sans attendre comme on le fait si souvent que les
problèmes arrivent pour organiser l'accompagnement social du quartier.
Ce travailleur social est aujourd'hui toujours présent, il a permis d'organiser la vie du quartier, sa convivialité, son
réseau associatif. Petit à petit la vie associative s'est développée autour de deux ou trois associations qui ne proposent
pas que des activités de consommation classiques, mais invitent chacun à se prendre en main pour rejoindre des groupes et
partager ses hobbies avec d’autres. C'est un peu différent de Vauban où on a l'impression que chacun crée son initiative et
qu'il s'y crée un climat de concurrence entre les uns et les autres, et de confrontation avec la ville. Ici on préfère
travailler avec la mairie, plus en concertation qu'en confrontation."
ZOOM : Dormir dans une maison à énergie positive
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Une maison à énergie positive est une maison à très basse consommation énergétique qui produit au cours d’une année plus d’énergie (renouvelable bien sûr !) qu’elle n’en consomme! Tel est le cas de l’appartement dans lequel nous a accueilli Elsa. Pour arriver à des besoins de chauffage presque nuls, la maison mitoyenne qu’elle habite utilise les principes de l’architecture solaire passive combinés avec une très bonne isolation, du triple vitrage et une ventilation double flux (l’air sortant préchauffe l’air entrant). Et ça marche puisque Elsa nous dit avoir besoin d’allumer le chauffage seulement 7 à 10 jours par an ! Enfin, les panneaux solaires photovoltaïques qui recouvrent les toits fournissent plus d’énergie que celle nécessaire au chauffage et aux besoins en électricité. |
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posté par l'équipe DynamOS'Olidaire le 16/04/2009
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