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Hasard ou non, 2008 fût à la proclamée par l'ONU « année internationale de l'assainissement » et au même moment, le gouvernement Moldave déclarait 2008 « année de la jeunesse ». Vorniceni, petit village moldave, doit justement à une de ses jeunes citoyennes, Galina, la mise en place d'un projet d'éco-assainissement. Dans un pays où 60% de la population vit en milieu rural et est dépourvu d'assainissement, toute la question est de savoir comment traiter les excréments humains sans polluer les sols et éviter les mauvaises odeurs... |
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Les élèves de l’école de Vorniceni, petit village moldave à 40 km de Chisinau étudient maintenant dans de bien meilleures conditions. Grâce à Galina de SEAM (Solidarité Eau Europe en Moldavie), grâce à leur mobilisation et à celle des professeurs, des parents et des élus de la ville, l’école a été dotée depuis 19 janvier 2009 du premier centre éco-sanitaire de Moldavie. lire la suite |
Jeune
et dynamique
âgée de 23 ans tout juste, Galina est originaire
de Vorniceni et a été élève
dans l’école du village. Enfant du pays, cela fait
depuis déjà longtemps qu’elle cherche
à améliorer la vie des gens autour
d’elle. Lumière sur une fille qui en veut !
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ZOOM : |
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Le
projet d’Eco-assainissement menée par Galina est
né d’un constat simple : les toilettes
traditionnelles moldaves sont l’une des principales sources
de pollution des puits.
Un gramme de matière fécale humaine contient 10
millions de virus, 1 million de bactéries, 1000 kystes et
100 œufs de parasites lire
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DYNAMIQUE : Des toilettes biologiques pour répondre à un problème de santé publique
Les élèves de l’école de
Vorniceni, petit village moldave
à 40 km de Chisinau étudient maintenant dans de
bien meilleures
conditions. Grâce à Galina de SEAM
(Solidarité Eau Europe en Moldavie),
grâce à leur mobilisation et à celle
des professeurs, des parents et
des élus de la ville, l’école a
été dotée depuis 19 janvier 2009
du premier centre éco-sanitaire de Moldavie.
Il y un an encore, un simple trou creusé dans la
terre et
abrité par un
bâtiment relégué au fond de la cour de
l’école faisait office de toilette.
Outre l’odeur nauséabonde, ces types de WC
étaient une source importante
de pollution de l’eau des nombreux puits du village. En la
buvant,
les habitants et surtout les enfants s’exposaient
à de nombreuses maladies.
L’école de Vorniceni n’était
pourtant pas un cas particulier.
Cette situation sanitaire dramatique est encore une
réalité dans tous
les villages de la campagne, où plus de 60 % des Moldaves
résident.
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Galina était une enfant du village et a étudié dans cette école. Motivée par l’envie d’améliorer les conditions de vie des gens qui l’entourent, elle a décidé de s’impliquer localement dans ce projet d’éco-centre. Et ce n’était pas facile : « Il m’a fallu parler devant des assemblées de sujets tabous, prouver que la mauvaise qualité des eaux provenait des toilettes du village, convaincre les gens des nombreux intérêts écologiques et économiques des toilettes sèches, cela demandait beaucoup d’énergie… » nous confie-t-elle. |
Aujourd’hui, c’est chose faite ! Depuis l’inauguration du centre éco-sanitaire, plus de problèmes d’odeur ni de pollution des eaux dans les toilettes de l’école et les enfants n’ont plus à sortir dans la cour. Grâce au programme d’éducation mis en place par Galina et son équipe, les enfants ont appris à changer leurs habitudes, à utiliser correctement les toilettes, à comprendre les enjeux liés à l’eau… A eux maintenant d’en parler à leurs parents !
LUMIERE SUR Galina : née et passionnée de Vorniceni
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Jeune et dynamique, âgée de 23 ans tout juste, Galina est originaire de Vorniceni et a été élève dans l’école du village. Enfant du pays, cela fait depuis déjà longtemps qu’elle cherche à améliorer la vie des gens autour d’elle. Lumière sur une fille qui en veut ! |
Quels
souvenirs de ton enfance gardes tu de ton village natal, et qu'est ce
qui t'as poussé à t'engager pour l'environnement ?
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Mon
enfance à Vorniceni est la première
leçon que m'a vie m'a donnée et j'en ai plein de
souvenirs inoubliables. Si aujourd'hui je vis à
Chisinau*,
c'est avec beaucoup de plaisir que je reviens ici très
souvent. La meilleure heure dans le village c'est le matin, il y a du
monde partout, les enfants courent vers l'école, les
prêtres passent des livres sous le bras et les paysans vont
aux champs avec leurs faux... Je me souviens aussi de ces matins
où je devais courir pour être à l'heure
à l'école, il fallait nettoyer nos chaussures
pleines de boue sur cette grille qui existe toujours. Les sanitaires
à l'école étaient
épouvantables, nous devions sortir au fond de la cour
quelque soit la saison, une odeur épouvantable s'en
dégageait, puis nous crachions dans nos mains pour les
laver, la veste en guise de serviette... C'est à
l'adolescence, en m'impliquant dans certaines actions locales ou
à des meeting européens que j'ai pris conscience
que je pouvais apporter une vie meilleure à Vorniceni.
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Ton
adolescence n'est pas si loin... comment à seulement 23 ans
as-tu pu déjà mettre en place un tel projet?
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A 16 ans j'ai participé au premier Parlement Européen des Jeunes pour l'Eau. Suite à ce séminaire je me suis engagée dans certaines actions locales près de chez moi, comme le nettoyage de notre rivière, et je suis devenue présidente d'une association de jeunesse locale. En 2006, je vois sur internet qu'il n'y a pas de délégation moldave au Parlement Européen pour l'Eau. Je décide d'y présenter mon association pour témoigner de nos petits projets, et je convaincs les organisateurs de faire le parlement de l'année suivante en Moldavie. Le thème est alors l'éco-assainissement, et je suis responsable de l'organisation de ce séminaire. C'est après cela que Solidarité Eau Europe [une ONG française] décide de créer une branche en Moldavie, solidarité eau en Moldavie (SEAM) dont je deviens la directrice. Aujourd'hui je suis en charge de toute la coordination du projet d’éco-assainissement, de la relation avec les différents partenaires, du travail sur le terrain et de la récolte de fonds. Mes études de sociologie me permettent aujourd'hui de bien appréhender le milieu rural dans lequel j'évolue. Mais mon travail est bien plus qu'un job, c'est ma passion. |
Quel
parcours! Mais alors qu'un quart de la population moldave vit
à l'étranger et que de nombreux jeunes
diplômés cherchent à quitter le pays,
tu n'as pas l'impression d'être un exemple pour ton pays?
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Je ne pense pas être un exemple, je fais juste mon travail et j’apprends chaque jour un peu plus pour changer mon pays, mais j'aimerai effectivement développer les réseaux de jeunesse dans mon village. L'éducation est très important dans le travail de SEAM, à travers l'élaboration de documents de sensibilisation à l'environnement. Nos projets sont dirigés vers les populations des villages, pour des conditions sanitaires adéquates, l'accès à l'eau potable, la réduction de la pollution des sous sols... J'aime mon village et c’est pour ça que je veux rester ici et faire avancer les choses. |
ZOOM : Comment les toilettes polluent les puits
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Le
projet d’Eco-assainissement menée par Galina est
né d’un constat simple : les toilettes
traditionnelles moldaves sont l’une des principales sources
de pollution des puits. |
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Pour
plus d’informations :
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Site de Solidarité Eau Europe Moldavie |
posté par l'équipe DynamoS'Olidaire le 12/01/2009
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