KavalKaranPathy, Tamil Nadu, Inde, de 9 au 17 janvier


Inde 7

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Un sur la route spécial pour une semaine spéciale passée en compagnie de la famille d’Ursula et des acteurs de TRD. Nous découvrons chaque jour leurs actions et en particulier celle financée par la vente de nos kilomètres pédalés. Nous avons donc décidé de vous faire partager 2 de nos visites.


Chronique : "Les journées passent tranquillement sous le soleil de l’été indien du Tamil Nadu" ""

Une fois de plus en Inde, nous sommes accueillis comme des princes. A la cuisine, nous découvrons de nombreuses spécialités indiennes. Chaque jour, Ursula nous prépare des plats différents, tout en bio. En témoignent tous les pains indiens que nous avons pu tester : itlis, dosas, chappattis, adais, parottas… un vrai bonheur pour nos papilles ! Malgré les efforts d’Ursula, les intestins de Tanguy et Loïc font encore quelques caprices, fragiles les dynamos ? A notre tour, nous passons derrière les fourneaux pour une soirée frite, un petit remerciement au gout de chez nous.

Les journées passent donc tranquillement sous le soleil de l’été indien du Tamil Nadu… nous alternons entre visites des actions de TRD et travail sur les ordinateurs. Il s’agit de rattraper le retard des reportages avant de partir pour la dernière ligne droite asiatique vers Kanyakumari. Le soir, nous nous endormons sur le toit encore et toujours au son de la musique hindou. Tous les soirs depuis 3 mois, elle résonne dans toutes les campagnes…


Dejeuner : on mange tous en rond assis par terre. La main droite est de rigueur.

Tout le monde est vetu en habits traditionnels et nous aussi !

Cette débauche de son (quelques fois il est difficile d’appeler cela de la musique) est en fait l’expression d’une des grandes fêtes indiennes : le Pongal. C’est la fête de la moisson, nous avons vecu les trois derniers jours de remerciements en particulier au soleil et aux animaux, avec la famille d‘Ursula. Le 2e jour est le plus important. Les femmes enfilent leur plus beau sari et les hommes leur lungi* (nous avons aussi joue le jeu) pour préparer et déguster le Pongal, nom du plat typique de cette fête. Dans une grande marmite, un riz au lait au sucre de canne chauffe et chacun se sert avec des feuilles de bananier en guise d’assiettes. Entre deux discussions, nous décorons les vaches avec de la teinture et des colliers de fleurs pour le lendemain. Un bon moment de convivialité qui marque peut être la fin de nos troubles du sommeil et de cette musique nocturne… elle ne nous manquera pas celle la…


"A l’école du bio, TRD donne aux fermiers la clef des champs."

Le groupe d’hommes se préparent studieusement tout près du temple de Chinna Puthur, Ursula et son mari, Nathran leur distribuent des pochettes plastiques. Cette vingtaine de paysans fait partie du premier groupe qui participe à la formation Farmer Field School* (FFS) donnée par TRD et financée par la vente des kilomètres pédalés de dynamoS’olidaire. Ils s’en vont dans la rizière d’un d’ente eux ramasser des échantillons. Velu Chamy, le propriétaire du champ, teste sur une de ses parcelles la culture du riz bio, sans pesticides. Constitué en groupes de trois ou quatre, ils ramassent les insectes, collecte des épis. Ils dessinent ensuite leurs observations sur de grandes feuilles de papier, et les analysent ensemble sous l’œil expert de Nathran, il a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet.


Nous visitons ensuite le champ de Ranjar, également membre du groupe FFS. Ses 3 acres de terre lui rapportent d’ordinaire 15000 roupies par an. L’année dernière, après que Ursula lui ai parlé du projet de Frères des Homes de financer des formations à l’agriculture biologique, il décide de se lancer. Il est aujourd’hui le leader du groupe de Chinna Puthur. il prend un gros risque en convertissant 50% de ses cultures au bio. Ses coûts de production devraient baisser, puisqu’il n’a plus à acheter d’intrants chimiques, et il espère que ses terres vont retrouver leur fertilité, perdue après 20 ans d’utilisation de produits chimique. Il se donne 5 ans pour voir s’il peut se convertir complètement au bio. Même s’il semble tous constater une baisse de la fertilité de leurs sols, cela prendra du temps pour convaincre les paysans de la région de se convertir au bio.


Apres etre alles sur le terrain, les agriculteurs presentent leurs observations


"Dans cette carriere, se sont les femmes qui dirigent"

Il est 10 heures du matin et il fait déjà très chaud dans la carrière. On entend les cliquetis des masses s’écrasant sur les rochers. Tout le monde s’affaire : une femme tape sur des blocs de pierre pour les transformer en petits cailloux, des hommes finissent de scinder une dale en deux à l’aide de piton tandis que d’autres placent un bâton de dynamite dans un trou.


Meme si les conditions sont difficiles, leur travail est aujourd'hui humain

Ici, ce sont les femmes qui dirigent. Ursula nous explique « il y a 10 ans, je suis allé voir ces villageoises du village de Togamalaï et les ai convaincu de se regrouper pour acquérir un terrain via un contrat de leasing." Son objectif était double : participer à l’émancipation des femmes de la région et améliorer les conditions de ce travail particulièrement rude. Au début, ce n’était pas facile, les hommes ne voulant pas être les subordonnés des femmes et les autres directeurs de carrières voyant ce projet d’un très mauvais œil. « J’ai même reçu des menaces de mort » dit Ursula. Aujourd’hui, la carrière se porte très bien et attirent de plus en plus de travailleurs. Une seule condition : ils doivent s’engager à envoyer leurs enfants à l’école.

Son principe de fonctionnement est des plus simples et permet à chacun une certaine autonomie : Les travailleurs sont regroupés en couple ou en famille. Une parcelle à casser leur est attribuée et ils sont payés au prorata du nombre de pierres vendues. « Ainsi, s’il ne peuvent pas venir pour maladie ou autres raisons, personne ne peut avoir à redire. » explique Ursula. « Un métier qui restent très dur mais beaucoup plus humain » explique une femme pour résumer.

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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 17/01/2010

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Commentaires


Régis, le 22/01/2010 à 14:08
Merci, j'ai passé un très bon moment en visitant votre site. Moi-même agriulteur bio dans le sud de la France j'ai beaucoup aimé votre reportage sur "l'école du bio". Si je peux vous aider, ce serai avec grand paisir.

Marie (defi trek l'Inde) , le 21/01/2010 à 00:45
Bravo les garçons !!!! c'est vraiment formidable !!!! je continue a apprendre sur ce pays grâce à vous. On essaye d'être là pour votre retour .......

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