Inde, de Bangalore a Trichy, 4 au 10 aout, 400 km


Inde 6

Kavalkaranpathy

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Kaval Karan Patty... Ca y est on est arrivé au village où est mis en place le projet de TRD (Trust rural Development) financé par la vente de nos kilomètres pédalés. Objectif ? Renforcer l'autonomie des petits producteurs à travers l'agriculture biologique. Au dernier relevé compteur, 13097 km parcourus et 19600 € récoltés. On est presque au 20 000 € de notre objectif de départ ! En attendant de visiter le projet avec Ursula et toute son équipe, nous tenons à vous remercier pour votre achat de km... En espérant que la photo vous a plu !


Chronique : "Le vent dans le dos dans le Tamil Nadu" ""

Les fêtes de fin d’année passées, nous ramassons notre bazar éparpillé dans l’appartement d’Ericka à Bangalore. En ce 3 janvier, il flotte comme une ambiance de rentrée des classes à l’idée de remonter en selle, mêlée d’appréhension et d’excitation.

Nous sortons de Bangalore par la 2x2 voies du sud, apercevons l’electronic city, la Silicon Valley indienne, pour rapidement arriver au Tamil. Nous faisons route vers Trichy, la ferme modèle d’Ursula et son ONG TRD, financée par la vente des km.

A vélo, il fait doux, les kilomètres passent tous seuls, vent dans le dos, les épis de riz verts fluo se baignent dans les rizières aux pieds des cocotiers.

Dans les villages, aucune foule oppressante ne nous entoure. Loïc s’étonne « les rues sont plus propres, les constructions sont plus hautes, deux ou trois étages, et plus modernes que dans le nord, mais on retrouve la même effervescence que 2500 km plus au nord : des dizaines de petites échoppes, les femmes en sari et les hommes en lungi, les animaux dans la rue, ça grouille de vie ».


Les villages sont plus développés que dans le nord mais c'est toujours la même atmosphère, ça grouille !

 Ursula et son mari nous présente le champs de démonstration

Un indien essaie nos vélos et nos accessoires : * lunettes de soleil, MP3, appareils photo… et fous rires au-delà de la barrière de la langue. Il nous présente sa famille et nous faisons un tour sur sa mobylette, première fois que Tanguy pilote un deux roues motorisé ! Le lendemain matin, grand jour de notre arrivée au village, il se produit un petit miracle : c’est Thomas qui se lève le premier pour faire chauffer le thé.

A l’arrivée, nous sommes accueillis avec colliers de fleurs et rites indiens réservés aux grands voyageurs. Quelques jeunes nous accompagnent sur 13 km à vélo jusque Kaval Karan Patty, le village de la ferme. Nous y rencontrons un groupe d’enfants encadré par TRD et venu ici de Pondicherry pour faire un spectacle de sensibilisation à la protection de la biodiversité marine. Nous retrouvons nos reflexes de chefs scouts : jeu du béret, éperviers…

Après le départ des jeunes, nous visitons la parcelle de démonstration de la ferme bio : un petit hectare de terre où poussent une dizaine d’espèces adaptés au climat sec de la région, sans intrants chimiques.

Les kilomètres vendus prennent forme devant nos yeux.


Vie quotidienne : "Ahhh, enfin une semaine paisible sans diarrhées ni Insolites « insolites »."

A défaut de train-train, nous avons repris notre vélo-vélo quotidien pour quelques jours. Lever, les duvets trempés par la rosée, vélo vent dans le dos, pause déjeuner, vélo vent dans le dos, achat de la nourriture pour le dîner, fin du vélo au moment où le soleil se couche « Ouaou c’est beauuuuu ! », recherche d’un champs pour dormir, dîner, nuit sous les étoiles bercés (*) par les chants religieux hindous sortant du fin fond de la campagne.


Nouvel état (Tamil Nadu), nouvelles coutumes : Ici, on mange dans de grandes feuilles de bananes. Tous les midis, nous lavons notre assiette naturelle avec un peu d’eau avant de passer à table. Plus de « rice with dal » mais des parotta, crèpes de farine de riz avec une sauce (et ça, ça ne change pas) épicée… Hoquet assuré !

Ici (depuis Hyderabad en fait), et c’est bien agréable, les Indiens sont beaucoup moins « curieux ». Fini les bains de foule à chaque arrêt. Les gens posent des questions, se rendent compte qu’on ne comprend rien au Tamil, regardent attentivement les 27 vitesses de nos vélos et passent leur chemin.

Depuis trois jours, nous reprenons des kilos. Ursula avait fait son diagnostic lors de notre première rencontre à Bangalore « Ces garçons sont des ogres ! ». Attentionnée comme elle est, elle a bien compris notre « crise d’amour » avec les épices et nous en met « le moins possible », mais bon, un plat indien reste un plat indien…


Nouvel état nouvelles coutumes : on mange dans de grandes feuilles de bananes !

(*) Le mot bercés est ici utilisé dans le sens « putain, mais y vont jamais s’arrêter ces chants ! »


Impressions à chaud : "le Tamil Nadu, une perle de l’Inde…"

Dans les rues de Bangalore, un réchauffement du climat est palpable. En une dizaine d’années, les habitants ont vu l’hiver qui était semblable au notre devenir de plus en plus chaud. Le pull et les écharpes sont devenus superflus. "Est-ce du au développement fulgurant de la ville ? Dans le Tamil Nadu, c’est le manque d’eau qui devient problématique, la sécheresse de cette année est sans précédent….


Découpage du pakku, toute la famille y participe

Malgré tout ca, le Tamil Nadu est réputé pour sa production de fruits. La noix de coco en particulier nous a beaucoup impressionnés. Si dans le cochon, on mange tout, dans la noix de coco, on utilise tout (voir coup de cœur). Dans un petit village, nous avons par exemple assisté à La fabrication de cordes avec l’enveloppe. Les villages sont souvent spécialisés dans une activité spécifique. Notre visite de celui de Ramesh (un indien rencontré sur la route) nous a permis de découvrir la culture du Pakku. Petit fruit a l’aspect de litchi, les indiens le consomment comme du tabac a lèvre. Séché puis écrasé, ils placent la poudre obtenue dans un coin de la bouche. Cela fait saliver et donne un gout spécial.

Nous avons été marqués par la condition des femmes qui paraissent plus libre ici. Elles sont dans la rue avec les hommes, n’hésitent pas à nous parler et conduisent même leurs propres motos (exceptionnel en Inde).

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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 10/01/2010

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Commentaires


Ericka, le 11/01/2010 à 10:09
Whohoo!! Heureuse de voir que vous êtes arrivés à bon port. A ce que j'ai pu comprendre, Ursula et l'équipe sont toujours aussi accueillants. Ca me rappelle des souvenirs ;-) Ca fait super plaisir de vous voir sur le lieu du projet pour lequel vous pédalez. Prenez de bonnes forces pour la dernière ligne droite! Carpe Diem les gars, à bientôt!

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