Inde, de Bankey Bazar a Raipur, 24 Novembre-2 Decembre, 750 km
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Chronique : "Encore une longue journee qui nous attend...
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Après 50 km de vélo dans les petites montagnes du nord de l’Inde, nous arrivons à Chatra en début d’après midi. Nous sommes accueillis dans la famille de Priyanka, un contact de nos hôtes de Bankey Bazar. Une autre ambiance… après les Dalits, nous sommes ici chez des Brahmanes (l’une des plus hautes castes).
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Priyanka est en fait la fille du fondateur d’Ankuran, une association qui œuvre contre la misère (voir coup de cœur). Elle a 25 ans et habite une grande maison dans le centre de Chatra avec sa mère, sa sœur et son frère. Comme d’habitude en Inde, nous sommes accueillis comme des rois. Nous passons la soirée avec eux autour du thé et des chappattis. Le lendemain, nous devons partir tôt mais Priyanka enseigne dans une école et veut nous y présenter. Comment refuser ? Nous sommes reçus dans le bureau du proviseur. C’est un personnage… Le sourire jusqu’aux oreilles, il improvise une cérémonie incroyable en notre honneur. Une centaine d’enfants en costume, bien alignés tel un régiment militaire font face à la scène. Un petit peu intimidés, nous présentons rapidement notre voyage… Enfin, après la séance photos et des dizaines d’autographes signés sur les cahiers des écoliers qui nous sautent littéralement dessus, nous quittons la cour de recréation pour aller visiter les bureaux d’Ankuran.…
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Un autographe Lolooooooooo !
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11 000 km : Tous malades !
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Finalement nous reprenons les vélos à 14h30. Une matinée en moins = 70 km à rattraper en une semaine… Comme d’habitude, on va pousser un peu plus sur les pédales. Plus de 100 km par jour, nous posons les vélos chaque fois à la nuit tombée. Poussière, pollution, route en mauvais état, nuits au son des camions et des chants religieux, les jours se suivent et se ressemblent beaucoup. De plus, la turista ne nous quittant plus (tous les trois cette fois), la motivation est dure a trouver. Chaque matin, la même réflexion : « encore une longue journée qui nous attend… ». Le vélo entre Chatra et Raipur, ce n’est pas l’idéal. L’arrivée à Raipur est la cerise sur le gâteau. L’anarchie de la circulation et la pollution sont insupportables. Arrivés à l’hôtel, nous sommes tellement sales que nous ne résistons pas à prendre une photo avant une douche chaude bien méritée. Ca faisait longtemps !
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Vie quotidienne : "toi qui m’a donné du feu quand… j’étais malade !
C’est pas tout à fait remis de la turista de Loïc que nous avons repris notre route avec cet objectif bête et méchant : 115 km/j pendant 7 jours pour rejoindre Raipur. Ces kilomètres seraient passés comme une lettre à la poste si l’intolérance de Loïc pour la bouffe indienne n’avait pas fait des émules. Tanguy aussi évite de manger à présent, lui ne vomit pas mais souffre de diarrhées à répétition. Thomas survit mieux et s’offre quelques samossas le midi, quelques biscuits pour Tanguy et Loïc. Ces deux derniers n‘ont plus eu d’appétit pendant plusieurs jours, ça pourrait en faire rire certain. Le ventre vide, entre poussière et nids de poule, les km passent donc lentement, souvent moins de 17 km/h, lamentable sur du plat.
Le soir nous redécouvrons donc les joies de la popote faite maison, estimant que nos repas seront plus sûrs si nous les préparons nous-mêmes. Un feu de bois, une casserole avec quelques patates, un bon livre et nous nous endormons sous les étoiles dans la fraicheur humide des nuits de Novembre. La nuit tombe peu après 17h00, mais nous partons rarement avant 9h00, surtout si Thomas se découvre une nouvelle crevaison au petit matin… Nous passons donc la journée à courir après cet horaire, pour trouver le soir un coin de nature à l’abri des regards. Jusqu’ici aucun curieux n’est venu nous visiter le soir, mais un matin nous nous réveillons face à un groupe de paysan qui nous observe du haut d’un rocher. Ils ont même fait un feu. Ni une ni deux nous nous levons et allons faire chauffer notre thé sur leur feu sans rien demander, en leur distribuant quelques biscuits. Au bout de quelques minutes les badauds passent leur chemin, nous nous remettons en selle « ah nan, Thomas a encore crevé ! ».
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Ce matin là, nous ne pouvons que remercier les habitants de nous avoir prépare le feu pour chauffer le thé.
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Impressions à chaud : "Perdus dans la campagnes indienne...
Cette semaine fut une longue traversée de la campagne indienne, excepté l’arrivée sur Raipur où l’on a eu la joie de retrouver camions, poussières, et pollutions diverses. Aux tous petits villages se succédaient des champs découpés en parcelles, des bocages, des forêts plus ou moins denses et des bourgades de plusieurs milliers d’habitants. La route était souvent assez paisible (rare donc à signaler !) mais le paysage assez uniforme et monotone, même s’il offrait de magnifiques couleurs, le soir au coucher du soleil.
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Le village typique indien : une large route centrale plus ou moins cabossée, des bandes de terre battues et de part et d'autres, les bouibouis rustiques et rudimentaires.
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Les villes et villages se ressemblent tous. Ils sont généralement constitués d’une artère centrale plus ou moins cabossée et en guise de trottoirs, d’une bande de terre de quelques mètres de large souvent jonchée de détritus de toutes sortes. D’ailleurs nous avons eu tout le mal du monde à trouver des poubelles, nous obligeant à garder toute la semaine nos dechets sur nos vélos. Enfin, de part et d’autre de ce décor, se dressent les bouibouis.…
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Des bouibouis, on en trouve depuis très longtemps sur notre chemin, depuis qu’on a quitté l’Autriche. Ce qui frappe avec les bouibouis indiens, c’est leur caractère rustique et rudimentaire : de petites baraques en bois dépourvues d’électricité, au sol de la terre battue, souvent un toit en tuiles. Là tout sourire, un indien prépare les spécialités que l’on commence à connaître, le Dal bat, les Samossas ou les Chappattis. Il fait sa cuisine sur un four à bois en terre cuite, dégageant une épaisse fumée noire dont tout le monde profite : il n’y a pas de cheminée.
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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 03/12/2009
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Commentaires
Florence, le 05/12/2009 à 01:41
le 05/12/09 : 1h30 pas envie de dormir alors...un p'tit tour sur votre site et j'ai vu comme Bertrand les photos 40 41 et 42 : ouch ! j'crois que je vais plus dormir du tout ! Allez, bonne continuation et prenez soin de vous !(oui je sais c'est facile à dire depuis ma petite maison confortable) Bisous
Bertrand, le 04/12/2009 à 10:25
Alors les photos 40, 41 et 42 valent leur pesant de cacahouètes !!! Il faudra les faire encadrer à votre retour ! Vous aviez fait un coucours ?