Nepal, Inde, Katmandou - Bankey Bazar,8 au 24 novembre, 650 km
Nepal Inde1
Indescriptible
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Non
non, nous n'avions pas oublié le "sur la route". Pour la
première fois de notre voyage, nous avons
été confrontés à un
problème de premier ordre :
la difficulté à trouver
l'électricité et les cafés internet.
Aujourd'hui on a enfin dégoter un petit bouiboui... Les
coupures d'électricité étant trop
fréquentes, on nous a branché sur
générateur ! L'Inde n'a pas fini de nous
surprendre...

Et si le luxe c'était l'espace ?
Chronique : "Quand va-t-on enfin quitter Katmandou ?
""
Quand va-t-on
enfin réussir à quitter Katmandou ? On est
vendredi 13, il est 14 heures et on vient de décider de
rester une journée de plus dans la ville. Il y a deux
heures, vers midi (ce qui est déjà bien tard pour
entamer une journée de 140 km), on s’est
aperçu que les deux chambres à air du
vélo de Tom était à plats et
impossible à réparer : Depuis il court partout
pour trouver un magasin qui en vend de taille 28 pouces…
Déjà une semaine qu’on squatte les
cafés wifi de la ville, qu’on rédige le
reportage sur ICIMOD (qui va bientôt paraitre !),
qu’on passe nos soirées avec plein de gens de
partout et d’ailleurs : Tanguy n’a plus
qu’à rappeler les deux prochains reportages pour
leur dire qu’on décale une nouvelle fois
d’une journée. Pas facile l’organisation
à vélo !
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Samedi
14, on part enfin… a velo pour Tanguy et Loic et en bus pour
Thomas, malade. Direction Narayangath, quelque 140 km plus loin. Grosse
premiere etape qui se finit de nuit, dans la poussiere des routes du
sud Nepal en tres mauvais etat et les concerts de klaxon de camions
tatas. Loic et Tanguy se prennent en photo hilares : ils en ont
tellement pris dans la figure qu’on dirait qu’ils
ont du mascara sous les yeux !
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A qui ça va le mieux le mascara ?
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Pour la première fois depuis longtemps c'est tout plat !
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Le
lendemain, on file en bus à Meghauli pour notre reportage
sur « Clinic Nepal ». Courte pause à
profiter de l’accueil incroyable, du calme et des
éléphants du village dans le parc national du
Chitwan. On enfourche ensuite nos vélos et filons
à la frontière indienne. On la franchi sur un
malentendu, surtout pour Thomas qui, dans le tohu bohu des camions
tata, vélos et mobylettes dépasse les deux postes
frontières sans s’en apercevoir…
Nous
nous arrêtons 500 km plus au sud pour rencontrer
l’association « Prayas » dans le village
reculé de Bankey Bazar (province du Bihar). Nous y arrivons
fatigués, en retard et déconcertés par
ce que nous avons vu et découvert ces derniers jours.
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Et
là, miracle Indien ? Les militants de
l’association nous cocoonent pendant 3 jours : colliers de
fleurs, chants d’enfants de bienvenu, plats
typiques… de quoi oublier les premiers km pas faciles et
l’absence d’électricité dans
le village, le transformateur ayant grillé !
Vie quotidienne : "Comment se servir de ses mains"
Nous sommes
donc partis de
Katmandou avec quelques jours de retard. Mais le fil vert nous oblige
à accélérer la pédale. Les
hôtes de
nos reportages nous attendent. Nous devons rattraper le temps perdu en
faisant des étapes de plus de 100km mais avec une
difficulté en plus : ici, on roule à gauche. A
chaque
virage, nous nous retrouvons face à face avec un
camion…
pas évident… De plus, après un mois
sans
vélo, la reprise est difficile, les jambes sont lourdes et
le
mal de postérieur bien présent. Le
vélo
c’est la santé ! Ca c’est vite dit.
Dernièrement, Thomas et Loïc ont eu quelques petits
problèmes de turista. Tanguy y échappe
encore…
à quand l’égalité face
à la maladie ?
Par
contre, nous traversons des plaines agricoles
immenses et mangeons au restaurant tous les jours pour 1€
à trois. La nourriture indienne nous a
agréablement surpris. Contrairement à ce
qu’on nous avait dit, les épices ne sont pas
très fortes et subtilement utilisées. A Chaque
repas, la même réflexion : «
C’est vraiment trop bon ! ». Evidemment, nous nous
faisons aux habitudes locales et mangeons avec la main
droite… nous vous laissons imaginer a quoi sert la gauche
sachant que le PQ est une denrée rare ici.
Que de nouvelles expériences !
Avec
notre arrivée en Inde, nous reprenons notre statut de Guest
Star. Les indiens sont très curieux. A chacun de nos
arrêt, c’est la cohue, nous créons des
embouteillages a tous les coups. Mais leur curiosité
n’a d’égal que leur accueil, nous sommes
hébergés presque tous les soirs et depuis 3
jours, on se fait cocoonés par les membres de Prayas. Nos 2
mois indiens s’annoncent plutôt bien…
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Pas facile tous les jours, le statut de guest star !
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Impressions à chaud : ""
Les klaxons
des camions du sud du Népal nous avertissent du bazar urbain
que nous réserve l’Inde. Le passage de la
frontière est une quinqua phonie qui bat tous les records.
Une file de camions de plusieurs kilomètres
enveloppée dans un long nuage de poussière attend
d’entrer au Népal. La frontière
passée, comme nous avait dit Franck, «
c’est le bordel ».
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Traversée du pont du Gange : la quiétude du paysage contraste avec le bordel sur le pont !
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Cette
règle s’applique même au plus long pont
de l’Inde, 6,7 km, que nous traversons pour passer le Gange
juste avant Patna.
Dès les premiers jours en Inde, nous sommes
frappés par les différences de
développement entre le Nord de l’Inde et ce que
nous avons vu de la Chine. Plus de déchets encore dans les
villes, des routes en mauvais état, des coupures
d’électricité de plusieurs jours.
L’Inde nous parait même plus pauvre que le
Népal : les gens parlent moins bien anglais, les femmes sont
peu visibles dans les rues, elles semblent cantonnées au
foyer familial. En Inde comme au Népal, les mariages
arrangés sont la norme. Impressions de non
développement que partagent également 3
françaises à vélo que nous rencontrons
sur la route.
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A Bankey
Bazar, pour notre premier reportage, nous nous retrouvons face
à la dure réalité du quotidien des
Dalits. Voici des années qu’ils se mobilisent pour
récupérer des terres qui leur ont bien
été allouées par le gouvernement, mais
on ne leur a pas donné la localisation… Dans un
des villages que nous visitons avec PRAYAS, l’organisation
qui nous reçoit, les hommes sont frappés
d’un mystérieux mal qui les fait vieillir
anormalement vite. Impossible pour eux de se marier ou
d’exercer quelques activités. Nous avons senti
chez les volontaires de PRAYAS, outre leur accueil chaleureux,
l’envie de donner aux populations marginalisées
les moyens de s’en sortir.
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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 25/11/2009
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Commentaires
Bertrand, le 27/11/2009 à 09:37
On les a attendues longtemps, ces nouvelles... Heureux de vous lire ! Ces photos me rappellent le Nigéria, et me donnent doublement envie de vous retrouver quelques jours en Inde. Profitez bien !!
Makika, le 25/11/2009 à 17:28
Bah enfin !! Vous ne semblez pas conscients du fait que moi je suis devant mon ordi et attends de vos nouvelles pour égayer mes journées ;-) Ravie de vous lire en tout cas !
Tanguy, je suis fière de toi et te soutiendrai à jamais pour tes picnics thon-mayo + magnésie, tes yaourts périmés et autres aliments peu alléchants si ça évite une bonne chiasse en Inde !!! Bravo :-)
Ben, le 25/11/2009 à 10:48
Super d'avoir enfin des news, et en plus des bonnes. Bonne route en Inde.