Chine, Yunan, de Lijiang à Hekou, 23 septembre - 11 octobre, 1100 km


Des Yacks aux bananes.

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Chronique : "Qu'est ce qui peut nous arriver d'affreux maintenant ?""

Nous passons la semaine à visiter les vieilles villes de Dali et Lijiang , photographiant les toits aux tournures arrondies et profitant, il faut bien l'avouer, des nombreux restaurants qui proposent des plats un peu plus européens. Oh, nous adorons toujours la nourriture chinoise, mais " la bouffe comme chez nous " nous manque parfois Agréable surprise à Lijian d'ailleurs : juste avant de partir, le voisin d'Irline et Gao (nos hôtes du WE contactés par couchsurfing (*)) nous alpague et nous invite à déjeuner dans un restaurant 5 étoiles avec vue imprenable sur les neiges éternelles du Yulong Xueshan (5596 m) : Ambiance rafinée avec parasols, serveurs aux gants blancs, petit bassin d'aquaculture design. Et nous commandons bien sûr une entrecôte frites !


Irline, notre hôte du WE à Lijiang, qui nous fait visiter la vieille ville


Et non, après Dali les montées n'étaient toujours pas finies

Samedi 3 octobre, nous quittons enfin Dali après avoir perdu un sacré temps à acheter nos billets d'avion Hanoi-Katmandou (les dés sont jetés d'ailleurs, nous nous envolons le 23 octobre). Confiants, nous savons que le plus difficile est derrière nous : les hauts cols, les galères de vélos, les montées à 8 km/heure c'est fini. On file maintenant en pente douce jusqu'à la frontière chinoise.

C'est sans compter cette foutue carte (échelle 1 cm = 20 km) qui n'en finie plus d'être fausse, les Chinois qui nous indiquent de mauvaises directions (ou peut-être tout simplement nous qui ne savons pas lire une carte, ah la mauvaise foi), ces routes chinoises qui préfèrent serpenter à travers les montagnes plutôt que de suivre tranquillement le lit de cette grosse rivière rouge filant à Hanoi, cette route en construction où nos vélos s'enlisent tout le temps dans le sable, ce vent de face quand enfin la route suit la rivière... bref, chaque journée est pour nous une nouvelle surprise : "Qu'est ce qui peut nous arriver d'affreux maintenant ? ", cette célèbre réplique des nuls résonnait dans nos têtes chaque soir...

Mais les paysages sont vraiment superbes, on passe sous le tropique du cancer et sous la barre des 1000 m (et la barre des 9000 km parcourus). Nous retrouvons la douceur des chaudes nuits dété d'octobre et filons (un grand mot comme vous l'aurez compris) à travers les plantations de bananiers. Les différentes ethnies chinoises, nombreuses dans ces vallées reculées, sont toutes plus gentilles les unes que les autres. Nous sommes hébergé tous les soirs et découvrons, le temps d'un repas ou d'une " discussion " autour de notre guide de conversation, un peu de leur culture et de leurs traditions...


Un soir, nous sommes accueillis par des cultivateurs de bananes, qui en cadeau de bienvenu nous en offre un régime !


Vie quotidienne : "Après s'être fait désiré l'Himalaya ne veut plus nous quitter !"

Nos pauses à Lijiang et Dali ont été une bonne bouffé d'oxygène après notre étape de montagne. Nous l'avons vécu un petit peu comme un retour a la civilisation. Manger à l'occidentale, des gens de nationalités différentes à chaque coin de rue et surtout pas de vélo pendant deux puis trois jours de suite. Ca fait du bien !


Contrairement à ce que nous pensions, nous avons eu du mal dans cette dernière descente qui montait... nous passions entre 7 et 8h à appuyer sur les pédales ! La pire journée fut celle du 9 octobre. On a cru que le Gobi et l'Himalaya s'étaient alliés pour nous ralentir : des cotes de plus de 20km, du sable partout et un vent violent face a nous. 7h42min pour 95 km, on a passé plus de temps à pousser qu'à pédaler. Finalement, nous avons quand m¨ºme fait 900km en une semaine, ca fait mal aux pattes ! D'autant plus que nos vélos nous ont encore joué des tours. Crevaisons, guidon faussé et porte-bagage cassé pour Thomas, perte de rayons pour Loic et axe de roue faussé pour Tanguy. On a du boulot avant de repartir !

Heureusement, le soir nous étions hébergés chez les habitants. Nous dormions souvent dans la salle ou sous le porche du restaurant dans lequel nous mangions le soir. Après une soirée bien arrosée au saké et à la bière avec les derniers clients, nous nous étalions épuisés au milieu des arêtes de poissons qui avaient survécus aux innombrables coups de balais. Nous avons aussi apprécié l'hospitalité des paysans qui nous accueillaient souvent les bras ouverts (voir coup de coeur "cultivateurs de bananes"). Nous avons ainsi pu dormir 2 ou 3 fois dans des lits, discuter avec des locaux et profiter de la bonne cuisine traditionnelle du Yunnan, beaucoup moins épicée qu'au Sichuan. Bonne dernière aventure chinoise !


Perdus au milieu de nul part, nous bivouaquons devant ce restaurant tenu par des chinois musulmans


Impressions à chaud : "Curieux chinois"

Dali et Lijiang sont réputés pour leurs centre-ville touristiques, trèd bien conservéd et surtout rénovés. Les chinois se soucis peu de savoir si c'est l'original ou la copie, tant que la construction au final ressemble à celle d'origine. Dali est plus occidentale, beaucoup de café pour les touristes européens. A l'inverse Lijiang se veut plus typique, avec des échoppes d'artisans locaux partout dans les rues.Le 1er Octobre, de notre hôtel à Dali, nous regardons amusés avec quelques chinois le défilé organisé à Pékin, qui célèbre les 60 ans de la République Populaire. Grande parade militaire, danses et défilé en costumes traditionnels jusqu'au soir : Pékin montre sa puissance au monde et à sa propre population. Seuls 30 000 membres du parti ont été invités à ce grand 14 juillet, le reste de la population a été contraint d' y assister à travers la retransmissions TV.


Les 60 ans de la Chine, le 1er octobre : une grande parade militaire montrant au monde la nouvelle force chinoise

Un soir, un prof d'anglais nous livre sa vision de la Chine dans le monde. Il est particulièrement fier de son pays et de son gouvernement. Il cite en exemple la politique de l'enfant unique qui permet de contenir la population chinoise alors que " l'Inde ne régule pas sa population, c'est une catastrophe ! ", nous dit-il. Sa foi patriotique et son manque de regard critique nous effraie un peu, c'est à croire qu'il récite toutes les émissions et les clips TV qui chantent la gloire de la Chine sur les chaines chinoises.

Mais les chinois nous surprennent tous les jours par leur gentillesse, leur accueil et leur curiosité ; Ils sont toujours curieux de savoirs och nous allons, d'où nous venons, de nous voir taper ?l'ordinateur en Français ou manger maladroitement avec des baguettes. Ils sont aussi curieux dans leur façon de manger du poisson : de la tête à la queue, ne laissant que les arêtes. A chaque pause dans un restaurant, après avoir traversé quelques champs de bananiers, à l'ombre de palmiers ou surplombant des champs en terrasses, nous regardons ces poissons qui attendent dans un bac plein d'eau d'être mangés avec un bol de riz et un verre de saké Bon appétit.

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posté par Tanguy, Loic et Thomas le 12/10/2009

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