Pékin du 11 au 25 août
chine Pékin
17 millions de Pékinois et moi et
moi et moi...
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Chronique : "Il y a 10 ans au même
endroit, il n’y avait rien."
Pékin marque un certain tournant dans notre voyage : Ville
la plus
à l’Est que nous allons traverser, milieu de notre
voyage (5 mois),
dernière ville définie dans notre programme
kilométrique que nous avions
fait avant de partir, à priori notre plus longue pause de
tout le périple…
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Au
moment où nous déposons nos vélos chez
Renaud, nous savons donc que notre programme va être
chargé : Visite de Pékin, organisation des
reportages à venir, détermination de notre route
future (passage du Tibet ou non ? Combien de kilomètres
encore ?), réparation des vélos, rencontre des
pékinois, rasage (surtout pour Loïc)…
Par quoi commencer ? une douche évidemment !
Vendredi 15, on décide de profiter des prix bas du
marché des ordinateurs pékinois
et filons en acheter un pour Thomas. Un grand centre existe au nord
ouest de Pékin,
en taxi on y est en une vingtaine de minutes. « Pas de
problème, on y va et après on
visite la ville» dit on à Camille qui vient tout
juste d’arriver de l’avion et qui
subit donc de plein fouet son décalage horaire. Il est
11h00, on hèle un taxi et filons au centre commercial.
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Pékin, 17 millions d'habitants et pour nous
une "pause vélo" de 15 jours
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Pékin
se développe à toute vitesse, 500 000 voitures en
plus par an, des buildings qui poussent comme des champignons au détriment des Hutongs (habitat traditionnel)
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Evidemment
ça ne s’est pas passé comme
prévu : on se perd dix fois pour trouver le centre
(rappelons que tout est marqué en chinois, pas
automatiquement facile), on perd Thomas (qui n’a pas de
portable) dans la foule et qui nous retrouve finalement deux heures
plus tard, on se perd dans le centre commercial qui est immense, on
négocie âprement pendant de longues heures dans un
petit bureau perdu au 9ème étage de la tour
(jolie vue me direz vous) avec une armée de vendeurs
chinois, on oublie de déjeuner… on en sort
à 18h30, affamés et épuisés
de cette découverte inattendue de la Chine en plein
développement : il y a 10 ans au même endroit, il
n’y avait rien.
Les jours suivants se sont ensuite très vite
succédés, avec plus ou moins
d’efficacité de notre part pour suivre notre
planning… Au bilan, on en a bien profité,
on a visité la cité interdite, quelques temples,
de nombreuses rues, de nombreux restaurants,
de nombreux bars… et on a fait deux reportages
très intéressants. Pékin est
déjà fini, nous partons
mardi soir en train direction Chengdu, aux portes de
l’Himalaya !
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Vie quotidienne : "le monde est petit"
“Le
monde est petit” : cette expression prend tout son sens
lorsqu’on voyage à vélo (4 mois de
voyage et déjà dans la capitale chinoise).
A Pékin, nous en avons encore fait
l’expérience. Quelques jour après notre
arrivée, nous
sortons pour boire un verre dans LE quartier anime de la ville
(Sanitun). Au coin d’une
rue, nous croisons Hugo et Florian, deux français que nous
avions rencontrés dans une boulangerie
d’Oulan-Bator et avec qui nous avons tout de suite
accroché.
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Nos soirées en compagnie des européens
noctambules de Pékin nous ont permis de découvrir
quelques quartiers très sympas… Merci
à Hugo, Flo, David, Yu, Claude, Diliana, Pat et les autres !
Nos rencontres pékinoises ont finalement
été plus occidentales que chinoises, nous donnant
parfois l’impression d’être dans une
ville française ou la vie coutait beaucoup moins
chère.
La connexion internet était déplorable
à Pékin : conséquences d’un
typhon à Taiwan comme disent les sources officielles ?
Intensification de la surveillance de la toile internet par les
autorités chinoise ? Quoi qu’il en soit, cela nous
a sacrément ralenti dans notre préparation de la
suite du voyage et nous a fait passer beaucoup de temps sur nos
ordinateurs.
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David et Yu nous emmènent déguster
de la cuisine chinoise. Il faut être du coin pour
connaître les bons restos…
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Pékin nous a vraiment permis de faire un break
après le Gobi.
Nous étions en « mode citadin », nos
vélos sont restés dans la cage
d’escalier.
Et même si nous transpirions comme si nous étions
dessus en raison des 40 ° quotidiens
des journées pékinoises, nous pouvions nous laver
tous les jours et
dormions dans des vrais draps : que du bonheur !!!
Impressions à chaud : "Made in Pékin"
Nous connaissions la Chine qui se développe à toute allure, celle qu’on nous décrit en France, qui depuis les années passe des traditions ancestrales au monde de l’industrie et de la technologie, et inonde nos rayons de produits made in China. Cette fois nous sommes en plein dedans.
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Le palais d’été,
résidence d’été de
l’empereur, c’est aujourd’hui un grand
parc, un poumon pour en proche banlieue de Pékin
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Il nous faudrait des mois ou des années pour comprendre ce pays, sa capitale, se qui s’y passe aujourd’hui. Place Tian’anmen, oubliée la révolution de 89 avec cet étudiant devant un char qui nous vient en mémoire à l’évocation de ce nom, ici c’est le centre politique et symbolique, la fierté de la Chine populaire sous le regard bienveillant de Mao de le portrait orne la place.
Un chinois accepte de parler politique avec nous. Pour lui il faut un parti unique pour gouverner le milliard et quelques de chinois. En Chine « on ne discute pas ! » nous dit également Yu.
Nous circulons principalement dans les rues des beaux quartiers où nous sommes logés, et dans les endroits touristiques. Tous les buildings autour de nous ont moins de 10 ans. Le temps de rentrer de vacances, Renaud et sa femme Domitille voient plusieurs tours en construction s’élever de plusieurs étages.
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A Pékin tout va très vite. Les vieux quartiers (Hutong) où se logeait le petit peuple de Pékin, certainement dans les logements insalubres, sont détruits. A la place il pousse des tours à la forme toujours plus exubérante.
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posté par Tanguy, Loic Thomas le 25/08/2009
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Commentaires
mo, le 03/09/2009 à 13:15
Pause vélo de 2 semaines, voyage en train...
Au final, vous faites pas tellement de vélo !
hé hé !
Pas mal le coup de perdre Thomas à Pékin, très joueur !