Mongolie, Oulan Bator - frontiere chinoise, 25 juillet -3 aout, 700 km


Dé Gobi Yeah.

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Chronique : "Dynamo à l'épreuve du Gobi"

Pour notre dernière soirée à Ulan Baatar (UB), nous allons une nouvelle fois avec nos amis de la guest house fêter le départ de chacun vers de nouveaux horizons. Avant de partir seul de son côté, Sylvain organise un WE randonnée avec plusieurs de nos camarades de chambrée dans un parc national. Nous le quittons devant l'hôtel, impatients d'en découdre avec le désert de Gobi.

Mathieu, le Clermontois de l'hôtel, va nous suivre pendant quelques jours à travers le désert. Son VTT de location et ses genoux supportent mal les premiers km, d'autant que la sortie d'UB est très vallonnée. Au cours des jours suivants, il hésitera plusieurs fois à rebrousser chemin mais pas question de nous passer de son humour dans nos soirées désertiques, de ces sketchs qu'il connait par cœur et de sa bonne humeur. Lorsque ses genoux craquent, nous le tractons avec une corde.

Au km 186, nous avons rendez vous avec « Le Temps d'un tour » : trois français partis il y a 9 mois de France autour du monde à vélo (http://letempsd1tour.fr/wordpress/). Déjà 19000 km à leur compteur! Nous sommes assez impressionnés par ces cyclistes en fin de périple qui remontent à présent l'Asie et bientôt l'Europe dans l'autre sens. Ils ont dans leurs sacoches tous les objets les plus improbables, comme ce ventilateur Mickey pour souffler sur les braises de leur réchaud à bois. Sauf qu'un réchaud à bois met trois heure pour cuire du riz... vive l'essence


Rencontre avec les gais lurons français de « le temps d’un tour »

Deux jours plus tard nous passons Choyr. 250 km après UB, le bitume s'arrête. Nous entrons sur les pistes du désert de Gobi. Mathieu et Thomas n'ont eu que trois jours pour s'habituer au relief des plateaux mongols, à la chaleur et aux « irritations » provoquées par les selles. Il faut maintenant composer avec le manque d'eau et l'enlisement récurent des vélos dans le sable.


On suit tout un temps la route en construction…

Nous fêtons les 25 ans de Tanguy à Saynshand, après une étape de 120 km en deux jours sans croiser un village. Nous ne trouverons jamais le village suivant, Örgön, où nous devions nous ravitailler le 31 juillet. Heureusement nous avons assez de vivre pour tenir jusqu'à Erdene, et les rares camions qui passent nous donnent volontiers un peu d'eau. Ce jour là pourtant nous suivions la route en construction qui relie UB à Pékin, mais nous n'avons fait qu'enchainer les galères. Nous perdons du temps le matin à réparer la roue de Mathieu, et nous voilà forcés de rouler sous le cagnard. Ajoutez à cela les crevaisons, un orage en fin de journée et ce village qui n'est pas sur la route en construction...

Le lendemain matin, Mathieu se réveille en se tordant de douleur avec un mal de ventre atroce. Cette fois ci nous sommes obligés de le renvoyer au plus vite sur UB. La première voiture qui passe le prend lui et ses affaires, Erdene n'était qu'à 18 km. Les deux derniers jours de désert se passent sans encombre, nous fêtons nos 6000 km et rejoignons Dzamin Uud pour une journée de repos à la frontière chinoise. Le Gobi nous a donné une grande leçon d'endurance.


Vie quotidienne : "je suis content de retrouver le bitume mais demain je regretterai le sable"

Durant ces derniers jours, il y a eu du changement dans la vie des Dynamos. Thomas, le quatrième mousquetaire de Dynamo fait son entrée pour affronter le Gobi et un cinquième les a rejoints, non pas Albert mais Matthieu. Les premiers coups de pédales furent difficiles pour ces deux nouveaux arrivants. Le décalage horaire pour Thomas ajouté à la soirée de la veille pour tous ont suffi à miner leurs efforts au bout de 50Km. Les jours suivants se sont beaucoup mieux passés malgré les douleurs articulaires et fessières, l’enthousiasme restait de mise et les soirées sous les étoiles du désert resteront de grands moments de plaisir. Le Gobi mongol était une épreuve. Les températures plus que chaudes (40°C) nous faisaient boire plus de 6L d’eau par jour et par personne ce qui nous obligeait à porter plus de poids et donc nous enfonçait encore plus dans le sable des pistes.

Quelles impressions Thomas ?
« Ma préparation fut plus que minime et je pensais que je ne pourrai pas suivre mes deux compères qui ont plus de 12000 km au compteur (à deux). Certes les premiers jours furent vraiment difficiles physiquement et mentalement (finir toutes les montées en poussant le vélo c’est assez déprimant) mais au fur et à mesure le corps s’habitue et après une semaine, je ne les ralentis presque plus… J’ai aussi une petite pensée pour Matthieu, mon compagnon de galère dans le sable, c’est vraiment dommage qu’il n’ait pas pu aller jusqu’au bout, il avait fait le plus dur. Le Gobi ? Beaucoup de sable ce qui est bien pour les paysages mais pas top pour le vélo. Pas facile de garder le calme en poussant le vélo mais les paysages et les soirées en plein désert remontent très vite le moral. Pour résumé, ce fut difficile mais tellement bon… aujourd’hui je suis content de retrouver le bitume mais demain je pense que je regretterai le sable »


baptême de Thomas : ça y est, maintenant il a le cul tanné !


Impressions à chaud : "Infini, vide, aride!"


La majorité du transport se fait donc par train

Infini, vide, aride ! Ces mots caractérisent plutôt bien nos sensations après cette traversée du désert de Gobi en 8 jours. Infini : des pistes qui se croisent et s entrecroisent, droites, s'enfonçant toujours plus au sud. Nous pédalions d'horizon en horizon avec la voie ferrée du transmongolien comme guide ligne. Vide : La route principale qui relie Oulan Bator a la Chine est longue de 700 km et ne comporte qu’une dizaine de villages. Parfois, nous roulions plus de 100 km sans en croiser un! Le trafic y était très faible, à peine quelque voitures toutes les heures. Aride : Fini les steppes vertes du Nord de la Mongolie, plus une goutte d eau ! De Choyr a Sainshand, nous traversions parfois des paysages lunaires, des cailloux, des roches, un océan minéral.

Plus au sud par contre, la végétation regagne du terrain, les touffes d'herbe se font plus abondantes. Nous y avons même vu une ou deux fois… des arbres ! Pour traverser les pistes du Gobi de la frontière chinoise a Oulan Bator, une voiture 4x4 met au moins 24h. Les villages sont donc très isolés. Du coup, ils sont ravitaillés en nourriture et en eau par le train, moyen de locomotion plus efficace. Une route est cependant en construction. Quand va-t-elle être achevée ? Nous ne le savons pas, mais chose étrange, son tracé ne passe pas par les agglomérations comme nous avons pu le remarquer a nos dépends… Il y a beaucoup d enfants dans les villages et des adultes. De quoi vivent ils ? Nous n’ avons pas vraiment de réponses, mais nous avons souvent croisé des mines en exploitation à l'abord des villages, peut être une de leur source de revenu principale ? Par contre, la tranche 20/25 ans semble absente : les jeunes partent étudier à Oulan Bator ou en Chine.


En vrac :

Mathieu :« Le Gobi ça se mérite », tu le méritais, pas de chance pour ce mal de ventre.

Loïc : Ma barbe n'en fini pas de pousser depuis Kiev, le 15 juin. Première crevaison au km 5900. Mon pneu avant a éclaté en héros sur une pierre du Gobi, paix à son âme et merci au pneu de rechange de Mr Meira...

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posté par Tanguy, Loic et Thomas le 03/08/2009

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Commentaires


Albert le 5e, le 13/08/2009 à 14:46
Il faut savoir que le 31 juillet est considere comme fete nationale en Mongolie pour commemorer a jamais la journee la plus simple de tous les temps!!!

Benjamin OTV, le 10/08/2009 à 12:20
Bravo à vous les gueules tannées pour la traversée du Gobi !

Bertrand , le 03/08/2009 à 16:22
Bon, puisque j'ai été défié... Je dirais que le pied de Thomas est celui de gauche, et celui de Loïc celui du bas...Logique : le degré de saleté, pardon, de bronzage...

Bertrand, le 03/08/2009 à 15:57
Bon, je crois que j'ai trouvé le pied Belmont... Photo 19... C'est le pied à droite !

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