Russie, du Baïkal à la Mongolie, du 4 au 15 juillet, 700 km
Russie3
A travers la Sibérie
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Chronique : "La traversée de la Buryathie"
Ce
samedi 4 juillet nous
quittons l'hotel GBT d'Irkoutsk direction Oulan Oude, nous allons
faire le tour de la partie sud du lac Baïkal.
Les premiers kilomètres
en direction de la pointe sud du Baïkal ne sont pas
aisés. Montées
et descentes s'enchainent jusqu'au lac où nous installons
notre
bivouac pour la nuit. Nous nous endormons avec une vue imprenable sur
le Baïkal, malgré le bourdonnement du bateau
à moteur d'un groupe
de jeunes qui fait des ronds à quelques mètres de
là.
Le lendemain, nous
reprenons la route direction Baykal'sk, où nous
espérons trouver
internet, notamment pour Sylvain qui a une réunion
importante avec
le comité de pilotage de son projet : il doit
réunir se soir là
sur Skype des boliviens, des népalais etc.... Nous avons
réservé
un hôtel qui nous promettais internet. La connexion
étant mauvaise,
Sylvain retourne dans la précipitation en train à
Irkoutsk, où il
passera trois jours devant son ordinateur avant de nous rejoindre
à Oulan Oude...
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Nous
(Tanguy et Loïc)
continuons tous seuls pendant trois jours. Le soir, après
100 km de
vélo à travers la taïga, nous jettons
nos sacs de couchage sur les
plages de galets le long du Baïkal et regardons un film sur
les
ordis portables. Rien de tel qu'un bon Woody Allen pour se remettre
de 100 bornes de vélo!
Après
trois jours à
pédaler le long des rives du Baïkal, Tanguy casse
son dérailleur
dans une montée. En pleine Taïga, impossible de
réparer ni
d'avancer, des moustiques et des tans partout... la
situation semble mal partie, et pourtant grâce à
la gentillesse des
russes sur la route, cette situation appartement
« dramatique »
restera pourtant un de nos meilleurs souvenirs russes... à
lire
bientôt dans les insolites!
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Nous jetons nos
sacs sur les plages de galets, quel lieu de bivouac !
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Après
Ulan Ude, le décor change...
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Arrivés
en stop à Oulan
Oude, nous réparons le vélo de Tanguy et
rencontrons Sergheï qui
nous emmène au musée ethnographique où
nous découvrons la culture
Buryate. Ces peuples nomades du sud de la Sibérie vivent
encore ici
aujourd'hui, ils étaient là bien avant
l'arrivée des russes
chrétiens au XVII et XVIII siècle.
Nous
partons
d'Oulan Oude
après trois jours à courir après les
connexions
internet dans la
ville, direction plein sud! 3 jours de vélo nous
séparent
de
Kyahta, à la frontière mongole. Nous voyons la
Taïga
disparaître
rapidement, les collines se dénudent pour laisser place aux
steppes.
Il y a un autre lac sur notre route, les habitants le surnomment
« malinki baïkal ».
Là nous
rencontrons deux familles
venues pic niquer en ce dimanche après midi. Nous partageons
l'apéritif avec eux, mais comme souvent ils ne parlent que
deux
mots
d'anglais et nos conversations se résument à
« d'où venons
nous », « où allons
nous ». Le
lendemain nous
décidons de suivre le lac par les petits chemins. Les
paysages
sont
magnifiques mais nous perdons du temps loin de la grande route. En
Kyahta apparaît enfin au bout de la route, un repos
providentiel
après ces quelques jours sur la selle à subir nos
premières vraies chaleurs, et des attaques de moustiques...
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Vie quotidienne : "Moustiks attacks"
4 semaines que nous n’étions plus
montés sur nos vélos !
Au moment où nous quittions Irkoustk, nous étions
donc redevenus
des touristes bipèdes. Et cela se sent, nous avons un mal
fou à
finir notre première étape : elle
était longue très longue.
Et vallonnée, très vallonnée ! Pas si
facile de se réhabituer
à la douce sensation du mal de
postérieur… Enfin, nous avons
vite repris notre routine (si on peut parler de routine !)
et tout est rentré dans l’ordre dès le
lendemain.
Niveau
bivouac, le lac Baïkal nous a particulièrement
gâté : Tous les soirs, nous dormions à
la belle sur les plages en galet et nous lavions dans le lac (enfin
très rapide, rappelons que l’eau est à
seulement 5 °C). Eau à profusion, couchés
de soleil sublimes, routes en bonne état à
travers la Taïga, cette première partie de notre
périple sibérien était
particulièrement tranquille.
Passés
Oulan Oudé, tout a changé… Des
forêts du lac Baïkal, on est passé
à un paysage de steppes. Les villes/ villages sont de plus
en plus distants, il fait chaud, il y a peu de rivières et
c’est très vallonné. Cela se ressent
sur notre mode de vie, la problématique de l’eau
prenant maintenant toute son importance. Il nous a fallu plus
d’une fois filtrer l’eau que l’on
trouvait dans les quelques rivières que l’on
traversait et constituer un stock relativement important. Le poids de
nos vélos s’en ressent, surtout en
montée !
Enfin,
nous nous n’y attendions pas du tout : tous les soirs et tous
les matins, nous avons eu à faire à de violentes
attaques de moustiques (ils profitent de la température
agréable), assez insupportable, au point de nous forcer bon
gré mal gré, à rester sous la tente le
plus longtemps possible !
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obligés de prendre le petit
déjeuner sous la tente !
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Impressions à chaud : "L’impossibilité
de communiquer nous pèse quelque peu"
Après Irkoutsk, le long du Baïkal, les villages se
font de plus en plus rares, cette impression ne fait que s'accentuer
jusqu'à la frontière.
Pour autant, les plages au bord desquelles nous nous endormons sont
assez sales : une minorité de campeurs dégrade
ces rives,
mais pas assez pour entacher les longs couchers de soleil auxquels nous
assistons émerveillés.
C'est avec le même émerveillement que nous
regardons les
premières steppes apparaître. De mêmes
que les
paysages font de plus en plus penser à la Mongolie et
à
l'Asie centrale, les visages se brident : de plus en plus de
faciès mongols, nous entrons vraiment en Asie!
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A
défaut de pouvoir converser, nous partageons autour de la
musique
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Malheureusement,
il nous est très difficile de communiquer malgré
la spontanéité et la gentillesse des russes qui
viennent tout naturellement vers nous. La grande majorité
d'entre eux ne parlent pas un mot d'anglais, et nos conversations se
résument à montrer notre itinéraire
sur une carte et à faire semblant de comprendre ce
qu’ils disent. Cette barrière linguistique nous
isole un peu, nous nous retrouvons souvent entre nous. Cela joue un peu
sur notre moral et redoutons quelque peu la traversée de la
Mongolie.
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posté par Tanguy, Loïc, Sylvain le 20/07/2009
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Commentaires
apsarine, le 03/02/2011 à 20:30
Je vous conseille d'aller voire Les chemins de la liberté, un film sur une évasion du goulag sovétoque qui passe par le Lac Baïkal et les steppes de Mongolie...
Jean-Pierre Chastre, le 03/02/2010 à 12:51
Bravo pour vos comptes rendus sur la Sibérie! Je connais très bien cette région berceau des Huns qui envahirent l'Europe au V° siècle, jp_chastre@yahoo.fr