Moldavie-Ukraine, de Chisinau à Kiev, 5-10 juin, 650 km
Ukraine 1
Premières impressions de l'Ukraine
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Chronique : "Et nous qui pensions que
l’Ukraine était un plat pays ! "
Presque une semaine que nous étions à Chisinau.
L’accueil était il trop bon ?
Très agréable en tout cas ! Nous reprenons la
route vendredi après midi après
avoir fait nos adieux à Louise et Amélie de
l’Alliance Française.
Nous filons direction Kiev à plus ou moins 600 km selon les
estimations locales
où nous devons y être mercredi 10 au soir pour un
reportage sur Mama 86.
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Nous
avançons à grand pas vers la rivière
qui forme la frontière Moldavo-ukrainienne (160 km plus au
nord) que nous atteignons presque (voir insolite
) le samedi soir. Nous
la franchissons finalement en bateau le lendemain matin. On est
dimanche, il est 10h30, il y a un soleil de plomb, une chaleur
à crever et nous roulons sur le sol ukrainien. Pour preuve,
plus aucun panneaux n’est en alphabet romain, ils sont tous
en cyrillique !
Nous nous engageons dans une très longue journée,
à monter et descendre des collines. Ca n’en fini
pas. Et nous qui pensions que l’Ukraine était un
plat pays ! Le soir, nous arrivons à Braclav où
nous avions repéré un étang pour nous
baigner. L’eau n’est pas vraiment limpide mais un
petit plongeon après une grosse journée
à transpirer est vraiment très
agréable. Nous y rencontrons Andrey et Vladislav deux
sympathiques Ukrainiens. Nous discutons de tout et de rien avec
Vladislav pendant qu’Andrey lit l’avenir dans les
mains de Loic. Gentiment, ils nous proposent de nous
héberger et nous acceptons, évidemment. Le soir,
grand moment d’échange gastronomique : Nous leur
faisons goûter le dernier saucisson français que
nous gardions depuis la visite de nos parents pendant qu’ils
nous servent des verres de Vodka ukrainienne !
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Tout au long de la
route, nous trouvons de nombreux lacs pour nous rafraîchir
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Quel accueil ! Nous y passerons toute l'après
midi
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Levés
un peu tard, nous reprenons la route lundi vers 11h.
Toujours autant de collines et toujours aussi chaud. Nous
fêtons nos 4000 km pédalés le long
d’une vieille voie de chemin de fer. Après la
photo obligatoire, nous reprenons notre rythme (lent !),
accablés par cette chaleur oppressante. Nous arrivons pour
14h30 à Illinci, à mi-distance de notre
étape de 100 km. Nous apercevant, Kostya, jeune militaire
ukrainien sort alors de sa maison et nous propose de venir manger avec
toute sa belle famille. Quel accueil ! Baignade dans
l’étang tout proche, visionnage de nos photos
respectives, concert de Loïc à la guitare, nous y
restons jusqu’à 20h00 et reprenons la route pour
nous avancer de quelques kilomètres.
S’en
suit alors 230 km en deux jours, sous une chaleur toujours aussi
accablante. En arrivant sur Kiev (à prononcer Ki-ïv
sinon personne ne comprend !), les collines disparaissent. Nous
découvrons alors l’Ukraine comme elle est
représentée sur le drapeau national : de grands
champs de blé et un ciel bleu azur.
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Vie quotidienne : "« Les Ukrainiens sont
décidément très accueillants !
»"
L’Ukraine est vraiment un pays très dangereux. A
chaque coin de rue nous redoutons un guet-apens, au cours duquel nous
nous ferons enlever et séquestrer pour partager avec nos
kidnappeurs un verre de bière ou de vodka, ou pire un bon
repas ! Nous nous sentons comme des bêtes
traquées, obligées de nous terrer dans les bois
pour réaliser nos pauses, si nous voulons arriver
à parcourir nos 100 km journaliers. Les ukrainiens sont
définitivement très accueillants ! Même
si à premier abord ils peuvent paraître un peu
réservés (peu de gens nous saluent le long la
route), dès que la discussion est engagée ils
sont très intéressés par notre projet
: il est difficile de se soustraire à leur
hospitalité !
Notre entrée en Ukraine correspond aussi à nos
premières journées
de grosses chaleurs. Dès le petit déjeuner nous
sentons que la
journée va être très chaude et
qu’il va nous falloir pédaler sous
en soleil de plomb. Heureusement en vélo, nous avons une
climatisation
gratuite et écologique intégrée : le
vent ! C’est donc essentiellement
dans les montées, qui ne manquent pas en Ukraine, que
l’on a réellement
ressenti les grosses chaleurs.
Heureusement l’Ukraine regorge de lacs et de
rivières. Quel bonheur de piquer une tête lors de
nos poses déjeuners ou en fin de journée !
Après quelques brasses nous nous sentons totalement propres
et requinqués, prêts à repartir pour
une cinquantaine de kilomètres.
Coté logistique, nous utilisons depuis une semaine le filtre
à eau à la grande joie de Loïc. Nous
pouvons ainsi filtrer l’eau que nous puisons dans les
nombreux puits qui ponctuent les villages
que nous traversons. Nous disposons ainsi d’eau potable sans
avoir
besoin d’acheter systématiquement de
l’eau minérale en bouteille.
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Grâce à notre filtre nous pouvons
boire l'eau des puits
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Impressions à chaud : "Avoir 25 ans dans
un pays de l'ex-URSS"
Le nord de la
Moldavie et le sud de l'Ukraine nous surprennent par leur relief.
Là où nous ne pensions trouver que de grandes
plaines céréalières, nous nous
heurtons à de nombreuses côtes qui nous laisseront
des marques et des courbatures les jours suivants...
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Alexi nous confie
qu'il aimerait bien partir en voyage, mais ne peut se procurer ni visa
ni argent, quelle chance nous avons !
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Nous ne
passons pas inaperçus avec nos drôles de
vélos. Les jeunes notamment viennent très
facilement vers nous et rêvent de pouvoir en faire autant.
Mais très vite une réalité les
rattrapent : jeunes ukrainiens et moldaves ont bien conscience qu'ils
n'ont pas les mêmes facilités que nous pour
traverser les frontières, et trouver les financements
nécessaires à un tel voyage. Que pensent-ils de
l'union européenne ou de la démocratie naissante
dans leur pays? Souvent ces questions les embarrassent. « Si
l'Ukraine devenait européenne, tous les ukrainiens
partiraient en Europe » nous dit Sergeï
En Ukraine, un militaire ou une prof d'anglais gagne entre 100 et 200
euros,
juste de quoi payer le loyer. Chacun monte alors un petit business pour
s'en sortir,
comme louer sa voiture à un chauffeur taxi pour partager les
bénéfices. La révolution orange,
cet élan démocratique dont nous avons beaucoup
entendu parler en Europe il y a deux ans, ne fait
pas l'unanimité parmi ces jeunes. Pour certains c'est un pas
en avant vers la liberté après 70 ans
d'URSS, pour d'autres, les manifestants ont été
payés par les organisateurs pour venir en nombre aux
manifestations. En tout cas, tous semblent ne pas croire en leurs
hommes politiques
et rêvent de venir visiter l'ouest, voir d'y vivre.
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posté par Tanguy, Loic, Sylvain le 13/06/2009
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