Moldavie, de Galati à Chisinau, 27 mai-3 juin, 250 km
roumanie 2
Un beau petit pays, la Moldavie
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Chronique : "La Moldavie n'a pas fini de nous
surprendre!"
Après
notre long week-end de
repos dans le delta du Danube, nous reprenons la route et retournons
à Galati
en bus. Nous passons la journée de mardi à
travailler sur le site.
Mercredi
nous rangeons enfin nos
ordinateurs à 18h30 et enfourchons nos vélos :
cap au nord ! La frontière
Moldave se franchi sans difficulté, nous faisons nos adieux
à l'Union
Européenne, au Danube... puis trouvons un bivouac en pleine
nature.
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Deux
jours de vélos nous séparent
de Chisinau, la capitale Moldave. Le premier jour nous
fonçons à travers les
collines, et battons tous nos records de vitesse dans les descentes :
Sylvain
dépasse même les 80 km/h! Vendredi la pluie nous
surprend, nous pédalons
péniblement toute la journée, trempés,
à contre vent jusqu'à la capitale.
A
Chisinau nous sommes logés par deux françaises,
Amélie ou Louise, qui
travaillent à l'Alliance Française. Elles
habitent dans une collocation où se
retrouvent de nombreux francophones de passage en Moldavie.
Amélie nous emmène
au marché le samedi, « pour une
fois qu'elle fait les courses, revenez
plus souvent! » lance Louise à
notre retour. Nous nous sommes gavés
tout l'après midi de beignets aux pommes de terres ou au
pavot. Le soir nous
allons dans une discothèque Moldave : nous
découvrons un croisement étrange de
danse, pop et slow comme on connait en Europe de l'ouest entre lesquels
l'animateur organise de petits jeux cons. La jeunesse moldave se
lâche!
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Au sommet d'une
colline, avant de tenter un record de vitesse.
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Nous
passons tout le WE à Vorniceni, chez la
famille Miron. Un grand merci pour cet accueil chaleureux !
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Dimanche
nous partons pour
Vorniceni, où nous rencontrons Galina pour notre 5°
reportage. Nous sommes
hébergés dans une famille qui nous
reçoit très chaleureusement. Le père,
Vladimir, parle quelques mots de français. Il nous montre
les photos de son
service militaire dans l'armée soviétique pendant
que sa femme, Natacha, nous
prépare de délicieux petits plats. Leur fils
Gheorghe, âgé de 15 ans, nous
emmène toute la nuit faire le tour des bars avec tous les
jeunes du village. Ce
garçon est incroyable. Débrouillard et malicieux,
il a raflé tous les premiers
prix à l'école. Le lundi il nous
emmène nous baigner au lac dans SA voiture,
une Fantommas, un petit 4X4 de l'armée soviétique
qui fonctionne avec un moteur
de tondeuse à gazon mais qui n'a pas de secret pour notre
jeune guide.
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De
retour à Chisinau le mardi,
nous faisons une présentation de notre projet à
l'ambassade française. A la fin, surprise, une des dix
personnes
présentes se lève et nous dit que son entreprise
nous suit depuis
la Roumanie et veut nous
acheter 100 km. La Moldavie
n'a pas fini de nous surprendre!
Vie quotidienne : "Nous avons rencontré
un grand nombre de personnes d'origine très
différente !"
Nous
avons passé peu de temps sur
nos vélos cette semaine, même si nos deux jours
à travers la campagne moldave
n’ont pas été de tout repos. Cet
intermède sédentaire nous a permis de
rencontrer un grand nombre de gens d’origine
très différente : Louise et
Amélie de l’Alliance Française, les
villageois de Vorniceni, Galina qui a monté
le projet d’éco-centre… Toutes ces
rencontres et ces longues discussions nous
ont beaucoup éclairés sur le fonctionnement, les
enjeux et les beautés de ce
petit pays que nous ne connaissions que par nos lectures de
« Tintin et le
sceptre d’Ottokar ».
Comment
se laver en consommant le
moins d’eau possible ? En utilisant un gant de
toilette bien sur ! Ainsi,
pour la première fois, nous avons pu faire notre toilette
(en utilisant les
gants de toilettes que nos parents nous avaient apportés
à Tulcea) et garder
une réserve d’eau suffisante pour faire chauffer
les pâtes et boire. Après une
journée d’effort sous une grosse chaleur,
qu’il est agréable de se sentir
propre !
Nous
découvrons en Moldavie les
merveilles de la langue russe et son alphabet cyrillique. En fait, cet
alphabet
n’est pas si compliqué à apprendre.
Chaque nouveau panneau, slogan de publicité
que nous déchiffrons est pour nous une grande
fierté. Nous progressons à petit
pas et apprenons le vocabulaire basique, « bonjour,
merci, au revoir,
combien de kilomètres pour… ».
Sylvain semble particulièrement motivé et
lit tous les soirs notre guide de voyage russe. Un mois et demi
à travers les
pays russophones, nous devrions finir par savoir parler un petit
peu !
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Le gant de toilette : une façon intelligente de se laver tout en économisant l'eau.
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Impressions à chaud : "Un beau pays, une
réalité difficile mais un fort désir
de changement"
Lors de nos
deux premières journées
en Moldavie, nous avons été
impressionnés par la beauté des villages
qui sont bien mieux
entretenus qu’en
Roumanie. Ici, les maisons sont toutes joliment peintes en bleu ou en
vert. Les
canalisations de gaz jaunes vives qui parcourent les rues et enjambent
les
portails contribuent à les égailler. Entre les
villages se sont des beaux
paysages vallonnés et parsemés de nombreux lacs
et forêts que nous
découvrons. La
différence de
développement entre villes et campagnes nous semble donc
beaucoup moins marquée
qu’en Roumanie. C’est donc surtout
l’état déplorable des routes, leur
très
faible fréquentation ainsi que la quasi inexistence de
l’eau courant dans les
villages qui nous font sentir que nous sommes dans le pays le plus
pauvre
d’Europe.
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Le village de
Vorniceni, avec ses couleurs vertes et bleues
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Les
Moldaves sont, au premier
abord, beaucoup moins expressifs que leurs voisins Roumains.
Très peu d’entre
eux nous répondent lorsqu’on les salue le long de
la route. Par contre, lorsque
nous sommes « introduits », ils
témoignent d’une incroyable
générosité et d’un sens de
l’accueil irréprochable. En témoigne
notre séjour
à Vorniceni nous avons
littéralement été
« gavés » par la
nourriture et le vin maison. Les
petits potagers familiaux produisent la principale source
d’alimentation des
familles rurales, qui composent 60% de la population.
Mais
la beauté la Moldavie cache une
réalité beaucoup plus sombre. Dans ce pays, qui
fut le premier à réélire un
gouvernement communiste depuis sont indépendance
proclamé en 1991, la
corruption est reine.L’économie
locale
a beaucoup de mal à se développer etplus
de 1/3 du PIB provient directement des
envoies d’argent des émigrants. Dans ce pays
où tous les jeunes rêvent de
partir à l’étranger, c’est
donc surtout un sentiment de résignation que nous
ressentons. Mais la révolution populaire du 7 avril dernier,
et l’existence
d’initiatives locales portées par de jeunes
moldaves (cf. le reportage à venir)
laisse entrevoir de belles perspectives de changement.
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posté par Tanguy, Loïc, Sylvain le 03/06/2009
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Commentaires
eugen, le 01/11/2009 à 21:56
we are waiting for you in vorniceni city,moldova
eugen, le 01/11/2009 à 21:55
we are waiting for you,guys
kamille, le 03/06/2009 à 20:52
hé c\'est le sceptre d\'ottokar, pas le spectre, non mais!