Roumanie ; Timisoara-Comarnic ; 10 mai 18 mai ; 450 km
roumanie 2
La transylvanie : A travers les carpates
roumaines
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Chronique : "A Sibiu, nous rencontrons de
jeunes scéminaristes orthodoxes "
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Après
un WE bien reposant à Timisoara, nous voici de nouveau sur
la route. La nationale que nous empruntons est
très roulante et assez dangereuse, nous avalons les 60 km
jusqu'à Lugoj.
Les deux
jours suivants se ressemblent, la route est toujours aussi peu
agréable, La circulation est perturbée par de
nombreux travaux et nous sentons la nervosité des routiers.
Arrivés à Sibiu, en visitant une
Église orthodoxe, nous faisons la connaissance d'Alex et
Augustin. Ils n'ont que 20 ans et veulent devenir prêtre et
moine! Ils nous invitent à passer la nuit dans le dortoir du
séminaire où on leur enseigne la
théologie. Nous passons la soirée avec eux et
d'autres séminaristes à discuter des cultures et
des religions de nos pays respectifs, ils nous racontent leurs
convictions, leur mode vie, leur engagement. «
Très tôt j'ai su que je voulais être
moine, nous dit Augustin, malgré les sacrifices que cela
suppose, mais au départ je voulais être moine
bouddhiste. Je me suis vite aperçu qu'on ne pouvait
être bouddhiste en Roumanie, aussi je me suis
retourné vers ma religion d'origine, chrétien
orthodoxe. Prier et aider les autres sont les seules choses que je
sache faire ».
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Jean,
séminariste de deuxième année, nous
emmène dans un petit restaurant
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Après
la douche, Jean nous emmène dans un petit
restaurant. C'est lui qui a fait déménager ses
copains de chambrée pour que nous puissions rester cette
nuit là ! Mais, il ne veut pas être
prêtre ou moine. Cet institut, qui accueille de nombreux
boursiers au mérite, doit avoir une bonne
réputation dans le pays pour que d'autres jeunes comme lui
viennent ici suivre leurs études, avant de pratiquer un
autre métier. L'Eglise orthodoxe nous a ainsi paru
résolument ouverte, moderne et jeune.
Le lendemain, nous quittons la grande route pour prendre un chemin qui
nous conduira en deux jours à travers des villages Tziganes
isolés jusqu'à Brasov.
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Le dimanche,
randonnée en montagne
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Nous
visitons
Brasov le vendredi soir et partons au sud pour un WE
sportif dans les
Carpates : escalade en falaise avec des grimpeurs roumains le samedi et
randonnée le dimanche avec Christian et Andrea, des amis de
Larry, notre couch surfeur de Timisoara.
Le dimanche soir nous sommes hébergés (et
lavés!) dans un centre de soutien scolaire
à Cormanic. Nous rencontrons le lundi matin de jeunes
élèves roumains d'une dizaine d'années
à qui nous apprenons quelques mots de Français et
une comptine bien de chez nous : « mon coq est mort, mon coq
est mort»
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Vie quotidienne : "Qu'il est agréable de
bivouaquer en montagne !"
Le
mois de mai avance et les
premières chaleurs arrivent ! Nous
l’avons indéniablement ressenti tout au
long de cette semaine. Du coup, nous avons plus ou moins
abandonné nos
cuissards (source de transpiration insoutenable) et roulons maintenant
torse nu
les cheveux au vent. Gare aux marques de soleil provoquées
par nos sacs à
dos !
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Le
soir par contre, c’était très
agréable. Nous
avons dormi deux nuits en pleine montagne, profitant de l’air
frais, du silence
et des grands espaces. Qu’il est agréable de
bivouaquer ainsi après une grosse
journée de vélo
Niveau nourriture, notre gros problème reste
les
pique-niques du midi. Nous mangeons froid pour gagner du
temps, mais il
est vraiment difficile de se ravitailler dans les épiceries
de village. Le choix est très limité, voir
inexistant. Malgré tous nos efforts pour
apprécier la nourriture locale, nous devons
reconnaître qu’en matière de
saucisse/fromage, les roumains ne sont pas les champions… Le
soir par contre, nous profitons souvent des nombreux restaurants
très bon marché des villes des Carpates pour
goûter les plats traditionnels roumains : bien sympathique !
Enfin, nous commençons à faire
très
attention à la qualité de l’eau de
robinet roumaine, qui nous a semblé plus
d’une
fois louche. Nous utilisons pour l’instant des pastilles et
achetons quelques bouteilles en plastique.
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Lieu de bivouac en montagne : Quel espace !
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Impressions à chaud : "La Roumanie est
une terre de contraste"
La Roumanie, « île latine au milieu d’un
océan de pays slaves » comme aiment le faire
remarquer les roumains, est avant tout une terre de contraste. Alors
que les villes ressemblent beaucoup à leurs homologues
françaises, les petits villages à
l’écart des nationales sont restés
très ruraux et l’influence « occidentale
» ne se fait encore que très peu sentir. Par
contre, entre Brasov et Bucarest, zone très fortement
touristique qui abrite dans ses belles montagnes le château
de Dracula, les villages paraissent beaucoup plus riches et modernes.
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Famille tsigane en
habits traditionnels
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L’accueil
en ces terres latines est fort différent que celui que nous
avions observé en Hongrie par exemple. Ici, tout le monde
nous salue lorsque l’on traverse un village, nous posent des
questions sur notre voyage, tente de discuter avec nous
malgré notre niveau de roumain proche de zéro.
Nous nous sommes aussi beaucoup fait accueillir pour pouvoir prendre
une douche et nous offrir une chambre ou une « salle de danse
»
Autre vision forte de la Roumanie vu depuis la France (parfois
très caricaturale) : la présence de nombreux
Tziganes. Quelles différences y a-t-il entre les tziganes,
les gitans et les gipsies ? En fait, ces termes ont
été déformés respectivement
via l'Espagnol, l'Italien et l’Anglais du mot "Egyptien",
puisqu'on a longtemps crus qu'ils venaient d'Egypte. En
réalité les « Roms », qui
signifie « homme » en hindî, sont
originaires d’Inde et peuplent maintenant de nombreux
villages et villes roumaines. Dans certains villages que nous avons
croisés nous avons pu admirer leurs habits traditionnels :
grands chapeaux pour les hommes et belles robes de «
bohèmes » pour les femmes.
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En Roumanie l’agriculture reste d’ailleurs
très peu mécanisée,
l’agriculture extensive y est peu présente
(du moins dans le centre du pays) et beaucoup de paysans (car nous ne
pouvons pas parler d’agriculteurs) travaillent encore leurs
champs à l’aide d’une simple
bêche. Il en va de même pour les routes. Ici, les
autoroutes sont presque inexistantes et les routes en très
mauvaises état. Tout le trafic entre Bucarest et Budapest se
concentre donc sur les nationales qui se transforment pour nous en un
vrai cauchemar.
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posté par Tanguy, Loic, Sylvain le 19/05/2009
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Commentaires
Manouch, le 20/05/2009 à 13:11
Chapeau bas les artistes! Votre blog est très agréable à lire, c'est un vrai bol d'oxygène au milieu d'une journée de bureau.
Bonne continuation